Définitions

On peut faire la distinction entre les trois champs d'application suivants :
la conservation préventive, la conservation curative et la restauration.

La conservation se partage entre la conservation curative, qui traite les effets de la dégradation, et la conservation préventive, qui porte sur les causes :

La conservation préventive agit sur les causes des dégradations : l'action sur l'œuvre est indirecte. Le groupe canadien de l'ICC donne la définition suivante : "il s'agit de toutes les mesures destinées à retarder la détérioration d'un bien culturel ou à prévenir les dommages grâce à l'établissement de conditions optimales de transport, de manipulation, d'entreposage et d'utilisation. La prévention comprend le contrôle de l'environnement et peut même inclure les traitements destinés à maintenir un bien culturel dans un état aussi stable que possible. La conservation préventive a donc pour objectif de prolonger l'espérance de vie des biens culturels." 1

La conservation curative traite les effets de la dégradation. C'est une intervention directe et obligatoire sur un objet dont l'intégrité est menacée.

La restauration est une intervention directe sur l'œuvre afin de faciliter — ou rétablir — une lisibilité. On peut dire, dans une certaine mesure, que la restauration est une action facultative dont le but est esthétique, visant à mettre en valeur.

En principe, les interventions directes sur les objets doivent être minimales et réversibles.

1. Définition de Gaël de GUICHEN pour l'ICCROM, in Conservation et restauration des œuvres d'art contemporain, Colloque décembre 1992, Ecole nationale du patrimoine, La Documentation française, Paris, 1994, p. 130.